Ibn Atâ Allah- Sagesses

Publié le par Siham


Il est deux sortes de méditation.

L’une est celle de l’attestation et de la foi,

L’autre est vision et contemplation.

La première est pour ceux qui savent lire les signes,

La seconde pour les hommes de la contemplation et du discernement.

 



Il s’est voilé par l’excès de Sa manifestation

Et échappe aux regards par l’intensité de Sa lumière.



Quelle distance entre celui qui prouve par Lui

Et celui qui cherche à Le prouver.

Le premier reconnaît la Vérité là où Elle est

Et affirme tout par l’existence de Son principe ;

Le second, en prouvant Dieu, montre combien il est loin de Lui.

Sinon, quand a-t-Il été absent pour qu’il faille Le prouver ?

Ou quand a-t-Il était lointain pour que ce soit

Les créatures qui mènent à Lui ?

 



Quelles que soient ses formes manifestées,

Le bonheur vient de Sa contemplation et de Sa proximité

Et le tourment de ce qu’il te reste voilé,

La cause du tourment se trouve dans le voile

Et la plénitude du bonheur dans la contemplation

De Son visage bienfaisant.

 



Tantôt le Soleil de Ses attributs

Brille sur la nuit de ton existence

Et tantôt Il le retire de toi

Te rendant à tes propres limites.

Le jour ne vient pas de toi vers toi

Mais rejaillit sur toi.

 



L’un invoque Dieu pour illuminer son coeur

Et l’autre a le coeur illuminé et est par cela un invocateur.

 



Ne désespère pas si le don tarde à venir malgré ton insistance,

Il t’a certes garanti d’être exaucé, mais dans ce qu’Il a choisi pour Toi,

Non dans ce que tu as choisi pour toi-même,

Et au moment où Il veut

Et non en celui que tu aurais voulu.

 



Si tu hésites entre deux choses

Choisis celle qui est la plus pesante pour l’âme,

Il n’y a que le vrai qui lui pèse.

 



Ce qui est déposé dans le mystère des consciences

Se manifeste dans le témoignage des apparences.

 



Rien n’est plus profitable au coeur qu’une retraite

Qui lui permet d’entrer dans le domaine de la méditation.

Celui qui ne se tourne vers Dieu par les caresses des bienfaits

Est conduit vers Lui par les chaînes de l’épreuve.

 



Le meilleur des moments est celui où tu contemples ton indigence

Et où tu es ramené à ta soumission.

 


 


Celui qui se proclame humble

Fait preuve d’un véritable orgueil.

Car l’humilité dérive en réalité d’une grandeur.

Dès lors que l’on s’attribue cette grandeur

On est orgueilleux en vérité.

 


 


La vraie humilité est celle qui naît de la contemplation de Sa grandeur

Et de l’épiphanie de Son attribut

Seule la contemplation de ce qui Le qualifie

Peut te délivrer de ce qui te qualifie.

 



Pas un souffle que tu émets

Sans qu’Il réalise par toi un de Ses décrets.

 


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